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CEDAC

Informe sur l'actualité et les programmation du réseau de diffusion qui s'est créé autour des salles de Guadeloupe.

LA PROGRAMMATION 2013 DU CEDAC

Publié le 13 Décembre 2012 par Cedac

/// JANVIER 

L’échange [théâtre] 

 Le CEDAC présentera en janvier cette pièce de Paul Claudel, qui sera proposée par les    Compagnies Aloe Théâtre(Guadeloupe) et Les Amants (France). Porter ce classique du répertoire de théâtre sur les scènes de Guadeloupe constitue en soi un événement et ce dernier concernera également largement le public scolaire.

« La journée qu’on voit claire et qui dure jusqu’à ce qu’elle soit finie. » Une histoire simple, quatre personnages, de l’amour, un engagement, une trahison, de l’argent, deux femmes, deux hommes, une unité de lieu et une unité de temps, un jour, du matin au soir et un évènement majeur, un échange. L’objet de cet échange ? Une femme, avec tout ce que ça implique sur le plan symbolique : le corps et l’individu comme valeur marchande et les enjeux de cette transaction. Dans cette seule journée les quatre personnages s’affrontent et se débattent comme des fauves. Totalement dépendants les uns des autres, unis par ce qui leur manque, en quête de ce qui va les combler, ils se nourrissent et s’abreuvent les uns des autres, comme par une interdépendance qui nous parvient confusément et qui nous attache.

Deux actes dans la moiteur, avec les brûlures du soleil et la pluie et l’odeur du souffre. Une électricité orageuse qui peut éclater à tout moment.
La tension va monter jusqu’à imploser au 3 èmeacte, quand à la nuit tombante, l’atmosphère sera devenue si lourde que le feu embrasera la maison et emportera Louis Laine vers la mort et Lechy vers sa déchéance. De leur côté, Marthe et Pollock chemineront vers une éventuelle construction. 

Mise en scène de Sophie AKRICH et interprétée notamment  par Magali SOLIGNAT, Ruddy SYLAIRE  et Majida GHOMARI ; Scénographie  : Daphné et Axel DEBOAISNE ; Assistantes mise en scène : Isabelle FRUCHART et Gigi POMEZ ; Costumes : Talitha KUMI ; Musique et son : DJ PHONI ;          Chorégraphie, technique, voix :  Isabelle FRUCHART et BROTHERCAP ; Production : Aloe Theatre (Guadeloupe) et Les Amants (France) ; Coproduction Artchipel /Scène Nationale de Guadeloupe

TOURNEE REPOUSSEE  

 

/// FEVRIER /MARS 

Pawol a Ko Pawol a Ka [danse]                      

Ce spectacle de danse contemporaine est largement influencé par tradition guadeloupéenne à travers l’exploration des fondamentaux de danse gwoka. C’est un solo du danseur Max Diakok qui est accompagné par 2 percussionnistes.

Pawòl a Kò Pawòl a Ka (Parole du corps, parole du tambour Ka) est un voyage initiatique aux confins de nos mémoires créoles, à l’instar de celui effectué par Ti Jean L’horizon. Dans cet univers onirique foisonnant d’images, équilibre et déséquilibre, ahan et néant, éloquence et silence ne constituent que divers aspects de la même quête : être debout entre terre et ciel, accueillir les traces héritées des ancêtres tout en balisant son chemin de l’ombre vers la lumière.

La contemporanéité de l'écriture chorégraphique est revisitée à partir de la gestuelle et de l'imaginaire des rituels léwòz (2) de Guadeloupe avec un accent particulier sur les états de corps propres à cet univers. 

Un langage novateur est créé à partir de ce carrefour d'énergies diffuses, à partir de ces images de corps alternant intimité et ouverture, réceptacles d'histoires, de l'Histoire, symboles vivants de résilience post- esclavagiste. Cette posture intérieure est propice à des métamorphoses visuelles. «Paraboles du corps, Odyssée abyssale, Un rituel pour enlacer l'espace, une espèce de krik (3) pour interpeller la cour quand elle dort ». 

L'appropriation de l'espace constitue le fil d'Ariane de Pawòl a kò pawòl a ka: de l'espace intérieur à l'espace à conquérir en passant par l'espace invisible, celui des esprits tutélaires. 

En plus d'être une oeuvre de marronnage esthétique, Pawòl a kò pawòl a ka se veut spiritualité faite chair. 

Chorégraphe, danseur : Max DIAKOK ; Musiciens (sur scène) : Dominique TAULIAUT et Bago BALTHAZAR(Biographies des artistes en fin de dossier) ; Bande-son: Rico TOTO, Lin CANFRIN, Robert LOYSON, Gérard LOCKEL, et Jonathan JURION. Poème d'Aimé CESAIRE (Cahier d’un retour au pays natal) ; Régisseur lumière : Jean GRISON ; Concepteur Lumières : Jean-Pierre NEPOST ; Créateurs costumes : Claire RISTERRUCCI et William BOBONGO ; Production de la Cie Boukousou.

• Calendrier Prévisionnel : Entre le 27 février et le 9 mars                              

Premières dates : 27, 28 février et 1er mars à l’Artchipel /Scène Nationale (Basse terre), le 4 mars au Centre Culturel Snis (Abymes), le 5 mars à la salle Robert Loyson du Moule, le 6 mars, établissement pénitentiaire de Baie Mahault,  le 7 mars, le 8 mars à Beauport /Pays de la Canne (Port Louis), le 9 mars à la salle Beauperthuy de Sainte-Rose.

 

/// MAI 

Sonny Troupé  4tet [musique]                         

Sonny Troupé est un des musiciens les plus talentueux que la Guadeloupe ait produit ces dernières années. Cela explique que le CEDAC ait décidé d’apporter son soutien à son nouveau groupe, ainsi qu’à la  la sortie de son tout premier album « Voyages et Rêves »,.

 

Le tambour ka, la percussion traditionnelle de la Guadeloupe, est au cœur de la musique de Sonny Troupé. Un héritage que le batteur et percussionniste perpétue et confronte au jazz.

Jazz, Electro, Jungle, métal, tous ces genres qu’affectionne particulièrement Sonny Troupé se retrouvent mêlés d’une manière ou d’une autre au sein de sa musique : Une musique ou le gwo ka - musique traditionnelle de la Guadeloupe- occupe la place centrale ; base sur laquelle se construit et s’articule tout le reste. Une synthèse musicale résultat de toutes ses années d’expérience aux cotés de nombreux musiciens et groupes tels Christian Laviso, Kenny Garrett, Mario Canonge, Kimbòl, Jacques SchwarzBart, Dominik Coco, David Murray, Big Band Ka, Tanya St Val, Jacob Desvarieux….

Troupé souhaite présenter en live son tout premieralbum « Voyages et Rêves » qui sortira début 2013en compagnie des trois autres spécialistes des fusions entre jazz et gwo ka. Avec ces 3 musiciens, il associe 3 fortes personnalités, 3 solistes et 3 origines différentes (Iles Maurice, Martinique, Guadeloupe), qui par leur talent et leur grande réactivité, donnent au quartet une vitalité permanente, une créativité sur l’instant, des univers musicaux multiples.

• Line up :Sonny TROUPE (batterie), Gregory PRIVAT (piano), Mike ARMOOGUM (Basse, voix) et Olivier JUSTE/ Arnaud DOLMEN(tambour ka, voix).

• Calendrier Prévisionnel : Entre le 25 mai et le 8 juin                              

 Premières dates :  le 25 mai Chez Henri à St Louis de Marie Galante,  29 mai à la salle Robert Loyson du Moule, le 30 mai au Ciné Théâtre du Lamentin, le 31 mai à Beauport /Pays de la Canne (Port Louis), le 1er juin à la salle George Tarer (PAP), le  4 juin, établissement pénitentiaire de Baie Mahault,  les 5, 6, 7 juin à l’Artchipel /Scène Nationale (Basse terre), le 8 juin à la salle Beauperthuy de Sainte-Rose.

 
/// JUILLET

• Les Jeunes Chorégraphes 2 [danse]

 

 

En octobre 2011, le CEDAC proposait une tournée des Jeunes Chorégraphes, à partir du Concours Jeunes Chorégraphes 2010 organisé par l’Artchipel/ Scène Nationale de la Guadeloupe. Le spectacle avait réuni sur la même scène trois jeunes compagnies chorégraphiques guadeloupéennes dont les deux lauréats du Concours et la tournée connut un vrai  succès. C’est pourquoi nous avons décidé de renouveler l’expérience en 2013 en reunissant à nouveau  sur la même scène trois jeunes compagnies chorégraphiques guadeloupéennes lauréates du Concours Jeunes Chorégraphes 2012. Cela sera à nouveau  l’occasion de découvrir un même soir, trois univers différents unis dans la promotion d’une expression artistique originale et talentueuse.

 

« La Jeune Femme et la Mort »    

Tombée dans un profond désespoir, une jeune femme finit par appeler la mort qui apparaît sous l’aspect d’un jeune homme masqué. Cette pièce, inspirée de l’œuvre théâtrale d’Alberto Casella « la mort prend des vacances », nous plonge dans l’étrangeté d’une relation amoureuse entre le monde de la vie et l’univers supposé de la mort. Les huit tableaux nous entraînent à suivre ces deux personnages dans leur rencontre insolite où vont se mêler tour à tour les jeux de la séduction, de la possession et finalement de l’amour.

 

Chorégraphie : Hélène Wargnier. Interprétation: Fabien Edmond & Hélène Wargnier ;                          Musique: Bratkilla, Zeds Dead, Philip Glass, Nox Arcana, Apocalypsa, Lindsey Stirling, Black Violin 20’

 

« Muana Na’ Gai »      

C’est le cheminement d’une relation entre deux êtres, tant conflictuelle que fusionnelle, d’une lutte intense entre tradition et modernité. Un cycle de vie au cours duquel l’être évolue, s’affirme et tente de s’émanciper tout en gardant une profonde vulnérabilité. Mais dans ce monde moderne sans ordre établi et où s’entremêlent les rôles, certains survivent et d’autres se perdent….

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Chorégraphie : Valset Bawamby. Interprétation : Sophie Naigre & Valset Bawamby ;                                   

Musique : Appel des esprits (M. Baroty & A. Dieng), Dreams at noon, Mungu Life réunion (Lokua Kanza) 20’

 

« En Corps en Vie »        

La pièce que vous allez découvrir est un essai chorégraphique. C’est une performance, dans laquelle s’utilise la technique de composition chorégraphique momentanée. C'est-à-dire que l’Art s’inscrit dans l’instant. Elle narre l’histoire d’un simple vivant qui se rappelle qu’il n’est pas trop tard pour vivre. Le thème de l’attachement est utilisé afin de montrer que vivre c’est aussi se détacher. L’esprit aime à s’attacher, à ce que l’on a, à ce que l’on veut, à ce que l’on est, et ce que l’ondésire…., ainsi de nos attachements naissent souvent des destinées et des vies atypiques, mais également des fatalités et des tragédies. Être en corps en vie, c’est avoir l’envie nécessaire de vivre, de comprendre et d’accepter les liens qui nous tisse à la vie.

 

Chorégraphie : Nicolas Levé. Interprétation : Nicolas Levé ;  Musique : Alva Noto, John Cage, Sylvain Chauvau, Alfredo Do Nascimento, Georges Brassens 20’

 

Calendrier Prévisionnel : Entre le 25 mai et le 8 juin                                          Premières dates : le 11 juillet au Ciné Théâtre du Lamentin, le 12 à Beauport /Pays de la Canne (Port Louis), le 13 Chez Henri à St Louis de Marie Galante,  le 19 à la salle Beauperthuy de Sainte-Rose, le 20 à la salle Robert Loyson du Moule.

 

 

/// OCTOBRE

La dernière scène [théâtre]

 

«La dernière scène» est un huis clos à la fois poétique, musical et politique situé dans une prison. Il est basé sur un dialogue imaginaire et musical entre Martin Luther King, Mummia Abu-Jamal et Coretta Scott King.  La pièce met en situation trois personnages dans leur rapport à la mort.

D’une part Martin Luther King qui savait sa mort imminente et fut assassiné sur le balcon de la chambre 306 du Lorraine motel de Memphis. D’autre part Abu-Jamal, ex-militant des Black Panthers, qui au moment de la mort de Martin Luther King, au printemps 1968,  a 14 ans et se fait tabasser par la police alors qu’il manifestait contre la venue à Philadelphie du Gouverneur raciste de l’Alabama George Wallace dans le cadre de sa campagne présidentielle. Ce dernier était l’ennemi juré de Martin Luther King auquel celui-ci s’opposait par la non-violence.

Le tabassage d’Abu-Jamal l’emmènera à s’inscrire au parti des Black Panthers dont il devient à l’âge de 15 ans « Ministre de l’information » de la section locale. La mort de Martin Luther King va déchaîner une vague de violence dont les Blacks Panthers sont partie prenante. Ceci conduira quelques années plus tard le jeune Abu-Jamal à être condamné pour un crime qu’il n’a pas commis. Il restera trente ans dans le couloir de la mort.

Le dialogue entre ces deux personnages, qui ne se sont jamais rencontrés en réalité, est entretenu par le truchement d’un troisième : Coretta Scott King, la femme de Martin Luther King. Coretta est celle qui, comme ce fut le cas de son entretien avec Malcom X juste avant la mort de celui-ci, gère pour Martin Luther King le conflit entre violence et non-violence. Elle était chanteuse de son état, notamment chanteuse de gospel.
Il fut tué au moment même où penché au balcon de la chambre 306 du Lorraine motel, il demandait à un saxophoniste qui passait par là de jouer à son meeting prévu ce soir même du 4 avril 1968, son air de gospel favori : Precious Lord, Take my hand.

 

Texte & mise en scène : Alain FOIX, ; interprètes : Mariann MATHEUS (Coretta Scott King) et ASSANE TIMBO  (Martin Luther King et Mummia Abu-Jamal) ; Production : Quai des Arts ;  Co-production :  Ville de Bobigny

• Calendrier Prévisionnel : Entre le 17et le 25 octobre                                          

Premières dates : le 17 octobre (Campus universitaire de Fouillole), le 18 à Beauport /Pays de la Canne (Port Louis)le 19 (Lamentin), le 22 à la salle Robert Loyson du Moule , le 23, établissement pénitentiaire de Baie Mahault,   le 24, Chez Henri à St Louis de Marie Galante,  le 25 à la salle Beauperthuy de Sainte-Rose.

 

 

/// NOVEMBRE

• Les ours dorment enfin[théâtre jeune public]

 

Comment  mettre en scène un  spectacle certes  dédié  au jeune public  mais  qui,  dans  son  fond  autant  que  dans  sa forme nous  concerne,  nous  interpelle et  nous  émeut  nous  autres  les  adultes,  un peu  gênés  aux  entournures  par  la  question : « quel poids, quelle densité a l’enfance dans  cet impitoyable et oublieux monde de grands ? »

Dans  ce  texte  remarquable,  par  cette  langue  simple, vive,  spontanée,  où  les  répliques, en peu de mots,  recèlent  et libèrent tant d’émotions contenues et de subtilités, l’auteure insuffle à son œuvre une énergie, une  dynamique  résolument  enfantine  pour  aborder  des  thèmes  plutôt graves et matures. Cette pièce nous invite à revisiter le paradigme de l’enfance où se mêlent intimement mensonges et vérités, intuitions inexplicables et convictions  irrationnelles,  questions candides et réponses tronquées.  Elle  nous propose  de  nous ouvrir  à nouveau au regard de l’enfance, à la part de rêve, de secret, d’inconnu mais aussi de peurs que contient chaque réalité.

Sacha ne trouve plus le repos, ni le temps. Les trois ours polaires dont il a la charge au zoo s’épuisent et sont en train de dépérir. Le mercure est anormalement élévé pour la saison, l’hiver tarde, cela perturbe les animaux. Sacha se   dévoue sans compter et tente tant bien que mal de soulager ses pensionnaires et amis poilus.

Dans la vie de Sacha surgit un beau jour, comme un courant d’air, Marcus, un garçon à bout d’errances et en quête d’une guérison de l’abandon. Il espère trouver réconfort et amour dans ce nouveau foyer où il se sent bien. Il fait de son mieux pour préserver Sacha, son nouveau papa. Ce dernier au bord de la dépression, plie à se rompre sous le joug d’une lutte forcenée  contre le thermomètre. L’homme et l’enfant se sont trouvés et choisis, mais cela pourra-t-il durer ainsi ? Les ours finiront-ils par s’endormir ?

 

• Une pièce écrite par Geneviève BILLETTE ; interprètes : Astrid MERCIER et Eric DELOR qui assure aussi la mise en scène et la scénographie ; création et régie lumière : Valery PETRUS ; costumes : Sylvianne GODY ; images et environnement sonore : Jo EDRE-LOKI ; Une coproduction : Cie REZILIANS / CMAC, Scène Nationale de la Martinique.

• Calendrier Prévisionnel : Entre le 21 et le 30 novembre                                     

Premières dates : le 21 novembre au Ciné Théâtre du Lamentin le 22 et le 23 à l’Artchipel /Scène Nationale (Basse terre), le 25, 26 novembre à la salle Beauperthuy de Sainte-Rose, le 27 à la salle Robert Loyson du Moule, le 29 à Beauport /Pays de la Canne (Port Louis).

 

 

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