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CEDAC

Informe sur l'actualité et les programmation du réseau de diffusion qui s'est créé autour des salles de Guadeloupe.

LA DERNIERE SCENE

Publié le 23 Septembre 2013 par Cedac

«La dernière scène» est un huis clos à la fois poétique, musical et politique situé dans une prison. Il est basé sur un dialogue imaginaire et musical entre Martin Luther King, Mummia Abu-Jamal et Coretta Scott King. La pièce met en situation trois personnages dans leur rapport à la mort.

D’une part Martin Luther King qui savait sa mort imminente et fut assassiné sur le balcon de la chambre 306 du Lorraine motel de Memphis. D’autre part Abu-Jamal, ex-militant des Black Panthers, qui au moment de la mort de Martin Luther King, au printemps 1968, a 14 ans et se fait tabasser par la police alors qu’il manifestait contre la venue à Philadelphie du Gouverneur raciste de l’Alabama George Wallace dans le cadre de sa campagne présidentielle. Ce dernier était l’ennemi juré de Martin Luther King auquel celui-ci s’opposait par la non-violence.

Le tabassage d’Abu-Jamal l’emmènera à s’inscrire au parti des Black Panthers dont il devient à l’âge de 15 ans « Ministre de l’information » de la section locale. La mort de Martin Luther King va déchaîner une vague de violence dont les Blacks Panthers sont partie prenante. Ceci conduira quelques années plus tard le jeune Abu-Jamal à être condamné pour un crime qu’il n’a pas commis. Il restera trente ans dans le couloir de la mort.

Le dialogue entre ces deux personnages, qui ne se sont jamais rencontrés en réalité, est entretenu par le truchement d’un troisième : Coretta Scott King, la femme de Martin Luther King. Coretta est celle qui, comme ce fut le cas de son entretien avec Malcom X juste avant la mort de celui-ci, gère pour Martin Luther King le conflit entre violence et non-violence. Elle était chanteuse de son état, notamment chanteuse de gospel. Il fut tué au moment même où penché au balcon de la chambre 306 du Lorraine motel, il demandait à un saxophoniste qui passait par là de jouer à son meeting prévu ce soir même du 4 avril 1968, son air de gospel favori : Precious Lord, Take my hand.

Texte & mise en scène : Alain FOIX ; interprètes : Mariann MATHEUS (Coretta Scott King) et ASSANE TIMBO (Martin Luther King et Mummia Abu-Jamal) ; Production : Quai des Arts ; Co-production : Ville de Bobigny

• Calendrier: Entre le 10 et le 24 octobre

Le 10 Chez Henri à St Louis de Marie Galante, le 11 à Beauport /Pays de la Canne (Port Louis), le 12 au Ciné Théatre du Lamentin, le 15 à la salle Robert Loyson du Moule, les17 &18 au CMAC (Fort de France/ Martinique),le 19 à la salle Beauperthuy de Sainte-Rose, le 21 à l’établissement pénitentiaire de Baie Mahault, le 22 au Centre Culturel de Sonis (Abymes), le 23 sur le Campus universitaire de Fouillole (PAP), le 24 sur le Campus universitaire de St Claude.

LA DERNIERE SCENE
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